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Toronto, Canada, le 20 août 2008
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La WACC a annoncé que la journaliste d’investigation Amy Goodman, animatrice de l’émission télévisée et radiophonique Democracy Now!, diffusée sur plus de 700 stations à travers le monde, recevra le Prix Communication for Peace (Communication pour la paix). La cérémonie aura lieu lors de la conférence internationale de la WACC, intitulée « La communication, c’est la paix : bâtir des communautés durables », qui se tiendra au Cap, en Afrique du Sud, du 6 au 10 octobre 2008.
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Photo by Michael Keel.
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Amy Goodman tire son inspiration des penseurs, des artistes, des activistes et des journalistes indépendants, ainsi que des média alternatifs du monde entier, en bref de tous ceux qui défient le pouvoir établi.Dans Static, elle écrit :« Tous les jours, l’émission Democracy Now! franchit le mur du son en diffusant des voix divergentes, riches et diversifiées.Celles des tout-puissants et des gens du peuple, des exclus, des célébrités, des méprisés, des marginalisés et des laissés-pour-compte.Ce sont les voix de ceux qui se battent pour améliorer notre monde et le transformer en un lieu plus juste et plus humain, où règnent la paix et la compassion ».
Amy Goodman est diplômée en anthropologie de l'Université de Harvard et a démarré sa carrière de journaliste comme productrice de l'émission d'actualité diffusée en soirée sur la radio communautaire WBAI, la station new-yorkaise de Pacifica Radio.
En 1991, Goodman s’est rendue au Timor oriental pour effectuer un reportage sur l’occupation indonésienne du pays.Là, en compagnie de son collègue Allan Nairn, elle a été témoin de la fusillade de 270 hommes, femmes et enfants timorais par des soldats indonésiens lors d'une procession commémorative.Ces derniers ont sauvagement frappé les journalistes et Nairn a été victime d’une fracture du crâne.Leur documentaire Massacre:The Story of East Timor a ultérieurement remporté de nombreuses récompenses, dont notamment le prix Robert F. Kennedy pour les reportages internationaux, le prix Alfred I. DuPont-Columbia, le prix Armstrong et le prix des directeurs de l’information radiophonique et télévisée (Radio/Television News Directors Award).
Goodman est convaincue que le rôle des média est d’aller dans les endroits où règne le silence et de parler tout haut.« Je pense que les médias peuvent jeter des ponts entre les cultures et les communautés au sein de la société.Mais les gens doivent parler en leur nom propre.Cela permet de lutter contre le sectarisme et les stéréotypes qui entretiennent la haine.Si l’on n’entend pas les voix de certaines personnes et que ces dernières sont diabolisées, alors il devient plus facile de les traiter comme des êtres déshumanisés. »
En mars 2004, Goodman a obtenu la permission exclusive d’accompagner le Président haïtien Jean-Bertrand Aristide, son épouse et la délégation chargée de les récupérer lors de leur voyage de retour en Jamaïque après l’exil forcé du président haïtien en République centrafricaine.Son reportage sur l’histoire haïtienne a été consulté 3,5 millions de fois sur le site Web Democracy Now!, obligeant la presse grand public à relayer l’information, un phénomène qu’elle a baptisé « le journalisme ascendant ».
Depuis 2006, Goodman rédige une chronique hebdomadaire intitulée Breaking the Sound Barrier pour le King Features Syndicate. L’objectif de sa chronique, dit-elle est de faire entendre les « voix si souvent exclues, les gens dont l’opinion est largement ignorée par les média, les questions qu’ils déforment, voire qu’ils ridiculisent. »
Goodman a publié trois grands succès du New York Times :The Exception to the Rulers:Exposing Oily Politicians, War Profiteers, and the Media That Love Them (2004), Static:Government Liars, Media Cheerleaders, and The People who Fight Back (2006); et Standing up to the Madness:Ordinary Heroes in Extraordinary Times (2008), dont son frère, le journaliste David Goodman, est également co-auteur.
La WACC est fière de décerner le Prix Communication for Peace (Communication pour la paix) à Amy Goodman.
Philip Lee, directeur adjoint des programmes, WACC |